Staying alive

C’est censé être la suite de «La fièvre du samedi soir». Tony Manero en a assez de rouler des hanches et des clavicules dans les boîtes disco de Brooklyn et s’attaque à Broadway où il veut brûler les planches. Faute d’un long apprentissage dans des cours d’art dramatique cotés, Manero se présente aux auditions avec, pour seul bagage, son extraordinaire et «animale» façon de danser et de bouger son corps. Et il est engagé ! Avide de réussite, il grimpe très vite et devient la vedette du show. Après s’être brûlé un peu les ailes à la flamme d’une allumeuse aussi fatale que snob, Manero découvre aussi l’amour vrai de celle qui l’attend dans l’ombre et est toujours là quand il en a besoin…Staying alive «Staying alive» est une «succes story» comme le public américain en raffole. Avec ses ballets fort classiques (très Diaghilev, Nijinski ? ballets russes…). «Staying alive» séduit surtout par le traitement que Travolta a fait subir à un Stallone dont la cote de popularité baissait de plus en plus. La recette de Stallone est simple…Elle pourrait s’appeler un «Travolta à la sauce Rocky». Prenez un jeune gringalet (déjà vieillissant) qui remue bien et qui rend encore hystérique quelques adolescentes.Musclez-le en lui faisant subir plusieurs mois de gonflette et de musculation. Puis épilez lui les poils du torse, des bras, des jambes… enfin de toutes les parties du corps qui seront montrées à l’écran. Continuez en lui enduisant le corps d’huile. Habillez-le de pantalons très moulants et de débardeurs affriolants. Pour le show final, enfilez-lui une mini-tenue déchirée avec art et propice à mettre en valeur sa musculation. Ensuite filmez très esthétique. Avec une musique très mode. Avouons-le : le résultat est assez fascinant. Stallone a vraiment le sens du mythe hollywoodien et Travolta assume bien sa fonction de star.

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