Roman porno

Sous un titre discutable (pas de scènes X ici !), voici une sélection de ces films à coloration érotique, connus à partir des années 60 sous le sobriquet d’« éroductions». De « Marché sexuel des filles» à «La maison des perversités », que de titres alléchants ! Hors quelques photos mémorables dans Midi minuit fantastique, nous ne connaissions rien de ces flamboyants polars ou mélos dont voici enfin cinq spécimens en Cinémascope monumental et musique tonitruante. Le thème général pourrait être : prostitution et faits divers dans le Japon de l’après-guerre. Par exemple, «La véritable histoire d’Abe Sada » (1974) est une autre version, et plutôt meilleure, du crime d’amour qui a inspiré «L’empire des sens» à Oshima. «Rue de la joie» (1974) se situe dans un bordel où, pour le nouvel an, l’une des filles se propose de battre le record du nombre de clients. Quant au mythique «Barrière de chair» (1964), histoire d’un groupe de prostituées en squatt qui vivent selon des règles sévères, c’est le fin du fin de l’Eros nippon : on n’y voit pas l’ombre d’un poil, mais on y fouette jusqu’au sang, avec une jouissance sadique.

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