Mortelles passions

Chaud, chaud les passions. Andrew Lame a concocté un thriller criminel dans la grande tradition des classiques du genre. On pense aux films noirs des années 40, style « Assurance sur la mort », ou aux exercices de style en couleur, style» La fièvre au corps ». L’héroïne de « Mortelles passions » est belle, sensuelle, mais aussi sacrément garce. Elle habite une somptueuse bâtisse, dans les beaux quartiers d’Hollywood Hills. Elle est jeune mariée, mais elle fréquente un psychanalyste et travaille comme serveuse dans un bar. Son mari est traumatisé par la mort accidentelle de ses parents, a abandonné l’entreprise familiale et tourne en rond toute la journée. Et le paradis devient un cauchemar ! La dame a trouvé un amant qu’elle a convaincu de tuer son mari. Mais, au moment où les deux complices s’apprêtent à passer à l’acte, arrive le frère du mari. Un ancien amant de la jeune femme, un individu violent et impétueux. Dans ce huis clos amoureux, la mort rôde et les passions sont exacerbées. Les deux frères et la jeune femme s’enferment dans un triangle d’amour aussi dangereux qu’imprévisible. Avec quelques scènes sexuelles d’une étonnante sensualité.

Projet Nightbreaker

Projet NightbreakerAu moment où l’on parle de Tchernobyl, de tous ceux qui meurent de leucémie et de cancers à la suite de la catastrophe, et de tous les dangers de la radioactivité qui nous menacent, ce film qui, pourtant, se passe principalement en 1956 est d’un brûlante actualité et fait froid dans le dos. Le récit est très habilement mené. Un homme de sciences, fêté pour ses travaux de neurologie, voit surgir dans sa vie des fantômes vieux de trente ans. Jeune savant, il avait été engagé pour étudier la résistance au stress des soldats assistant à une explosion nucléaire. Et il a vu l’inconscience des autorités militaires, la manière dont on joue à l’apprenti sorcier et dont on fait peu de cas de la vie et de la santé des soldats totalement inconscients de ce danger… invisible. Un vent peut faire changer de direction un nuage radioactif, malgré toutes les précautions prises. Ce remarquable téléfilm (car il s’agit d’un film destiné au petit écran) reconstitue une époque et des expériences avec un réalisme étonnant. De plus, il est amusant de voir, dans le même rôle, père et fils : Martin Sheen en vieux savant de 1985 et Emilio Estevez en jeune idéaliste des années 50. Le sujet tenait, de toute évidence, très à cœur à Martin Sheen puisqu’il a lui-même officié comme producteur exécutif sur « Projet Nightbreaker ».

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