L’année De Tous Les Maléfices

«Le chapelet du temps s’égrène tous aussi bien du côté de Satan. Voici douze ans déjà que se déroule la messe noire d’Avoriaz. Cette année est la treizième, chiffre magique et sulfureux, s’il en faut, une aubaine Ces quelques phrases empruntées à un article de Claude Chabrol, pour le catalogue du festival, illustrent à point la place et l’importance qu’occupe aujourd’hui en Europe et dans le monde, un genre cinématographique, il y a peu encore maudit, et une station d’hiver accouchée d’un rocher. Treize messes noires sur fond blanc. Et tout le monde va bien, le festival et son autel, merci pour eux. Et les initiés qui par centaines se serrent dans les cinémas comme pour mieux frissonner. Cette année donc était un anniversaire. Il fallait marquer le coup. Ce fut fait, en premier lieu avec le grand jury présidé par un géant du cinéma mondial, Robert de Niro qui était entouré de Gabrielle Lazure, Nicole Garcia, Benoite Grouit, Masaki Kobayashi, Claude Pinoteau, Valerio Adami, Guy Béart, Michael. Radford, Jacques Rosny, Franco Brusati, Christopher Walken, Georges WH-, son et Claude Zidi. Puis il y avait d’autres personnalités, toutes aussi prestigieuses. Des stars et des poussières d’étoiles, des sympas et des snobs, bref tout un aréopage plutôt représentatif du monde de l’image et du show-business.

Caroline CellierDes bonheurs et des oublis

Du côté des dames, il y avait Caroline Cellier, adorable ; Jacqueline Maillan, discrète Véronique Jannot, souriante ; Brigitte Fossey, rêveuse ; Grâce Jones, géniale ; Stéphanie de Monaco, fabuleuse ; Dominique Lavanant, sympathique ; Valérie Mairesse, amicale ; Véronique Genest, truculente ; Elisabeth Bourgine, prometteuse ; Anémone, pétillante ; Isabel Lorca, jeune et espiègle. Du côté des messieurs, il y en avait aussi de tous les goûts et de toutes les saveurs. On aura surtout remarqué Thierry Lhermitte, Bernard Giraudeau, Richard Anconina, Michel Blanc, Julien Clerc, Francis Perrin, Jean Poiret, Jean-Pierre Cassel. Ah, il y avait aussi Pierre Richard et Claude Brasseur. Et puis des réalisateurs français et étrangers, des producteurs de films, dont quatorze en compétition dans trois salles de cinéma. Chacun y allait de son argumentation pour applaudir ou maudire tel ou tel film. D’aucuns regrettaient la qualité moyenne des films sélectionnés. Mais presque tous ont apprécié le palmarès final.

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