Hysterical

Dans la grande tradition anglo-saxonne de la parodie de films d’épouvante, après des classiques comme «Le bal des vampires» ou «Dr Jerry et Mister Love», ce «Hysterical» serait plutôt un petit frère de «Y a-t-il un pilote dans l’avion ?» tant les références et les clins d’œil aux grands classiques et aux best-sellers cinématographiques du genre («Les dents de la mer», «La nuit des morts vivants» , etc.) sont nombreuses. Aux commandes de cette gigantesque et sanglante tarte à la crème, il y a les Hudson Brothers… Une famille comme le show-business en engendre régulièrement, trois surdoués de l’Entertainment qui chantent, dansent, jouent la comédie et écrivent leurs propres gags. «Hysterical» est une grande avalanche. Une petite ville est mise à mal par le spectre de l’épouse nymphomane du gardien de phare local. Deux spécialistes en phénomènes surnaturels arrivent sur place. Ce qui n’arrange pas les choses.Hysterical A partir de cette intrigue-prétexte, les gags vont fuser, usant et abusant des effets spéciaux, des explosions et des lieux communs de la parodie. On s’amuse. On est dans un jeu de piste. Il est bon de reconnaître au passage, dans le rôle du maire de la petite ville, Murray Hamilton qui était déjà le maire d’Amity, la station balnéaire des «Dents de la mer». Dans le rôle du capitaine-fantôme-requin, on ne peut pas se tromper il s’agit bien de Richard Kiel le «Jaws» (traduction littérale «mâchoires»… mais c’est aussi le titre original des «Dents de la mer»). On retrouve aussi BudCort («Harold et Maude») en médecin légiste. Et des gueules de séries B et de westerns comme Clint Walker, KeenanWynn ou Troy Donahue. Sans son encyclopédie cinéphilique, on s’amuse pas mal à cet «Hysterical» sans se sentir frustré. Mais, avec le décodeur de tout ce jeu de clins d’œil, on aurait presque un sentiment de supériorité…

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