Flipper city

Flipper cityAprès le triomphe mérité de «Fritz the cat» (récemment sorti en cassette), son réalisateur Ralph Bakshi avait signé ce deuxième long métrage, une œuvre plus personnelle, semi-autobiographique. Il y raconte sa propre histoire, celle d’un jeune dessinateur quelque peu arriviste, fils de parents désunis, sur un ton à la fois percutant et poétique, corrosif et parodique. On y retrouve la technique remarquable qui lui a servi à animer les fameux personnages des bandes dessinées de Crumb. Dans ce tourbillon de couleurs et de musique de rock, un personnage principal émerge sans conteste la ville. La plus grande, la plus crasseuse, la plus dangereuse, la plus sordide, la plus surprenante du monde, New York USA bien sûr ! Ne manquez pas cette symphonie agressive et schizophrénique, sauf si vous êtes exclusivement amateur de dessins animés peuplés de gentils lapins et oisillons voletant dans de bucoliques forêts. Ralph Bakshi, c’est l’anti-Disney!

JezebelJezebel

Vers 1860 à la Nouvelle-Orléans une jeune, jolie et riche héritière garce, excentrique, capricieuse et tête à claques, Julie Marston, fait soupirer ses soupirants, les tyrannise et n’en fait qu’à sa tête. Elle va même provoquer des scandales en se présentant avec une robe rouge à un bal traditionnellement blanc. Elle rompt avec son fiancé, Pres, et sème la zizanie sur son passage. Trois ans plus tard, une épidémie de fièvre jaune sévit dans la région. Pres, exilé à Philadelphie depuis sa rupture avec Julie, revient à la Nouvelle-Orléans avec sa jeune femme Amy. Folle de rage, Julie tente tout pour les séparer. Pres est atteint par la fièvre, Julie se rend à son chevet et le soigne. Du coup, son attitude change complètement et la capricieuse Julie devient un modèle de sainteté et de dévotion. Julie n’est pas sans rappeler la Scarlett d’«Autant en emporte le vent», réalisé quelques années plus tard par Victor Fleming. «Jezebel» a valu un Oscar d’interprétation à Bette Davis et Henry Fonda «Jezebel» ou l’insoumise est un grand film, superbe et attachant. Il se situe dans la lignée des «Autant en emporte le vent» et autres chefs-d’œuvre immortels.

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