Benvenuta

Un scénariste en mal d’inspiration (Mathieu Carrière) rend visite à une romancière retirée à Gand (Françoise Fabian). Jadis, celle-ci a écrit un roman d’amour dont les protagonistes sont une pianiste virtuose (Fanny Ardant) et un séducteur milanais (Vittorio Gassman) qui la surnomme«Benvenuta».Benvenuta Nous comprendrons vite, malgré ses dénégations, qu’elle a plus ou moins vécu elle-même cette histoire. Avec ses questions, son enquête, François la force à sortir de sa réclusion et réveille en elle des sentiments oubliés… Au départ, c’est un livre de Suzanne Lilar, la mère de Françoise Mallet-Joris. En l’adaptant, André Delvaux s’est livré à son jeu favori entrecroiser le vrai et le faux, le présent et le passé, le réel et l’imaginaire. Il y a chez ce cinéaste belge quelque chose d’opaque et de feutré qui n’est parfois que le masque d’un lyrisme d’autant plus violent. Son personnage favori, c’est l’artiste ou l’intellectuel en crise – mais à travers lui, la passion est le fil d’Ariane d’une œuvre élégante et raffinée. Les admirateurs de Fanny Ardant ne seront pas déçus de la retrouver ici dans un rôle à sa mesure.

Bad boys

Bad boysDeux clans de loubards se disputent un petit marché de drogue dans les bas fonds de Chicago. Mick O’Brien, délinquant né, tuera accidentellement le petit frère de son ennemi Paco Moreno. A partir de ce fait divers et de la soif de vengeance de Moreno, le film va nous transplanter dans l’univers d’un centre d’éducation surveillée pour mineurs. Un ghetto humide d’angoisse, de tortures physiques et mentales et de désespérance. O’Brien incarcéré va beaucoup souffrir, et puis, peu à peu, se racheter. Mais Moreno n’oublie pas sa vengeance… Voilà un film d’adolescents plus noir que noir, d’une violence exacerbée et, pire encore, crédible. Bref, ça fonctionne à 100 %. B.P.

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