Barbe d’or et les pirates

Ils sont venus, ils sont tous là au rendez-vous de ce «Barbe d’or». Tous ou presque, c’est-à-dire quelques représentants des grands courants comiques anglo-saxons contemporains. Trois Monty Python : John Cleese, Ericldle et, surtout, Graham Chapman qui a cosigné le scénario et interprète le rôle principal de «Barbe d’or et les pirates». Deux du clan Mel Brooks Madeline Kahn et Marty Feldman dont ce fut le dernier film. Richard «Cheek» Marin et Tommy «Chong» que l’on avait pu découvrir en France dans un délirant «Faut trouver le joint». Sans oublier quelques gueststars sérieuses venues se défouler et prouver que, elles aussi, ont le sens de l’humour et de l’autodérision : James Mason en capitaine retors, Suzannah York et Martin Hewitt qui parvient enfin à échapper à son aura de jeune premier romantique que lui avait collée Franco Zeffirelli dans «Un amour infini». Ah, j’oubliais le beau David Bowie qui apparaît entre deux portes, juste le temps de jouer «Les dents de la mer». Les acteurs sont un des grands plaisirs de ce film inracontable, mais à l’intrigue très cohérente. Barbe d’or sort de prison et part à la recherche du trésor qu’il a enterré, il y a quelques années… Mais il a besoin de la carte qu’il a confiée à sa fidèle compagne… Mais, par prudence, sa fidèle compagne l’a tatouée sur le crâne de leur fils… Mais ce fils a beaucoup grandi et ne veut pas entendre parler de toutes ces histoires.Barbe d'or et les pirates Là-dessus, se greffent un tas de personnages plus fous les uns que les autres : savant distrait, lord alcoolique, maléfique El Nebuloso, capitaine au service de la reine, autre capitaine ancien second de Barbe d’or prêt à tout pour récupérer le trésor pour son compte, etc. Côté gags, c’est le feu d’artifice. Le bon et le moins bon s’enchaînent à 200 à l’heure avec, en commun, un vigoureux irrespect pour les institutions. Ce rire au grand air, tonifiant comme l’aventure et ravageur comme la parodie, vaut le détour.

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