Francis Perrin

Francis PerrinQuand allez-vous embrasser Thierry Le Luron sur la bouche ?

J’espère que Pour Giraudeau il n’y a pas eu de suite. Si j’embrasse Le Luron, ça ne sera pas en public.

Si vous étiez Américain, vous auriez voté pour Reagan ou pour Mondale ?

Si j’étais Américain,j’espère que j’aurais tait une carrière de show-man formidable. J’aurais voté pour Reagan sauf si j’avais habité le Minnesota. En fait, la politique ne m’intéresse pas beaucoup.

Imaginons que vous soyez du prochain vol de la navette spatiale. Avec qui partez-vous ?

Je ferai d’abord une série de tests avec Raque! Welch, Ornella Muti, Jane Fonda, Faye Dunaway et… ma femme. Bien réfléchi, comme ma femme ressemble à ces quatre actrices, je crois que c’est elle que j’emmènerais.

D’après vous, le cinéma «c’est dur pour tout le monde» ?

Ce n’est pas un métier très facile. Moi, j’arrive à faire ce que je veux, pourvu que ça dure.

Avec les femmes, vous êtes plutôt un joli cœur ou une tête à claques ?

J’ai été une tête à claques puis un joli cœur. Maintenant, je suis beaucoup plus calme.

Vous êtes vous déjà trompé d’histoire d’amour ?

Absolument. J’ai un bon souvenir avec le film, mais pas avec mon histoire personnelle.

Vous a-t-on déjà traité de roi des cons ?

Oui. C’est un titre que j’assume complètement parce qu’il vaut mieux être roi de quelque chose que de rien du tout. Je suis tout sauf un con, alors quand on me traite de con ça me tait plutôt plaisir. Parce que je n’y crois pas du tout…

Vous êtes un dingue de vidéo. Pouvez-vous nous décrire votre installation ?

Il y a des gens qui se droguent à l’héroïne ou à la cocaïne. Moi, je me drogue à coups d’Orson Welles, de Kubrick, de Mankiewicz, de Zeffirelli, etc. C’est moins dangereux. J’ai un JVC tri standard, ce qui me permet de voir beaucoup de films importés d’Angleterre ou des États-Unis. Je regarde au moins un film par jour. Comme j’ai près de 600 cassettes, j’assure bien.

Vous avez également du matériel U-Matie ?

J’ai magnétoscope qui date d’une dizaine d’années. La qualité d’image est fabuleuse.

Trouvez-vous le temps de vous rendre dans les salles obscures ?

De toute façon, il faut d’abord voir un film en salle et le revoir ensuite en vidéo pour le plaisir. Dernièrement, j’ai vu «Marche à l’ombre», «Greystoke» et «Indiana Jones». Je navigue dans tous les genres.

Êtes-vous abonné à Canal Plus ?

Non, je trouve ça lamentable. C’est trop cher. Ils passent des films que l’on trouve dans les vidéoclubs.

Sur qui fantasmez-vous, Cyrielle Claire ou Fanny Cottençon ?

Francis Perrin 2Il y a aussi Véronique Genest que j’ai dirigée dans «Ça n’arrive qu’à moi». Le metteur en scène a bien fantasmé sur ses trois interprètes. Mais je vais être franc. Je fantasme plus sur Faye Dunaway ou Ava Gardner.

Pratiquez-vous un sport ?

Je joue au tennis comme un malade. C’est encore une drogue. En fait, je suis tellement drogué que je n’ai même pas le temps de prendre un petit joint.

Passons à votre dernier film. Vous êtes encore une fois réalisateur et interprète. Pouvez-vous nous en dire deux mots ?

«Ça n’arrive qu’à moi», c’est le titre du film qui est sorti le 23 janvier. C’est l’histoire d’un journaliste qui n’a pas de chance dans la vie et qui rencontre la fille de son patron de presse. C’est Véronique Genest qui joue la fille, et Bernard Blier le patron de presse. Le journaliste s’aperçoit que la belle lui porte chance et il ne veut plus s’en séparer. Malheureusement, elle ne veut pas de lui. Ils sont alors entraînés dans des aventures rocambolesques. C’est terrible.

Un film à gros budget, alors ?

C’est une comédie d’aventures. Et l’aventure nécessite de gros moyens. Disons qu’avec ce film, je vais plus loin que les comédies plus traditionnelles que j’ai faites auparavant. Pour la première fois, je suis coproducteur.

Lors de la prochaine cérémonie des Césars, un trophée sera remis au meilleur film français de la décennie. Quel serait votre vote ?

J’ai deux films qui seront en compétition, j’ai donc deux fois plus de chance de gagner. Blague à part, j’ai adoré «Le dernier métro» de Truffaut.

A quand un César pour Francis Perrin ?

Si on m’en donne, je serai content. Si je n’en ai pas, je n’en ferai pas une maladie. Et puis, les gens qui votent n’ont pas vu la moitié des films, alors…

Côté restaurant, vous aimez quoi ?

J’aime bien les bons restaurants. Chez moi, je mange bien. Ma femme fait très bien la cuisine. Bocuse n’a qu’à bien se tenir.

M. Perrin réalisateur, Francis Perrin est-ce un bon acteur ?

Je trouve que je me suis beaucoup amélioré à mon contact. Je ne fais plus de «gugusseries» inutiles.

Trois prix au Conservatoire, la Comédie française, le théâtre ne vous manque pas trop ?

Si, mais je vais faire un one man show l’année prochaine à l’Olympia, et dans deux ans, je reviens au théâtre. Depuis deux ans, je n’ai fait que du cinéma, mais je suis allé voir énormément de spectacles. Je vais vous avouer quelque chose. Dans l’avenir je vais diriger les autres et ne plus jouer dans mes propres films. Parallèlement, je poursuivrai ma carrière d’acteur avec d’autres metteurs en scène.

Avec qui prenez-vous une aspirine pour deux ?

Je bois beaucoup d’eau, ça va. De temps en temps, un petit peu de champagne ça ne fait pas de mal.

Est-ce que vous vous êtes déjà battu avec Bernard Lavilliers ?

Non, je n’aimerais pas, c’est un malabar. Je suis de plus en plus calme.

La cote de François Mitterrand n’a jamais été aussi basse. Quelles réflexions ça vous suggère ?

Je m’en fous complètement.

Quand allez-vous poser nu dans Newlook ?

De dos ou de face, je suis intéressant. Alors, j’attends qu’on me le propose. C’est une question d’argent.

Vous préférez «Cocorico-coboy» ou le «Théâtre de Bouvard» ?

Avant, je regardais le «Théâtre de Bouvard». Aujourd’hui, je trouve que ça fait réchauffer. Collaro, c’est un créateur. Je trouve, de toute façon, qu’il est difficile de faire rire tous les jours un quart d’heure. Je leur tire, à tous les deux, mon chapeau.

Quel est l’acteur qui vous fait le plus rire, Michel Blanc ou Jean-Paul Belmondo ?

Belmondo est un très bon acteur, mais il est seul. Michel est un bon acteur et il est également auteur. Il peut écrire des choses pour lui-même. Ceux qui me font le plus rire, ce sont les Marx Brothers et Louis de Funès.

Êtes-vous jaloux d’Anthony Delon ?

Non, ça marche bien pour moi côté nanas.

Êtes-vous plutôt rive droite ou rive gauche ?

J’ai plutôt un public en province. J’habite rive droite.

Pour conclure, quels sont vos projets cinématographiques ?

Je dois tourner, cette année, avec Gérard Mordillat «Vive la sociale») en tant qu’acteur. Ça s’appellera «Billy the kik». Dans ce métier, j’ai de la chance. Je fais, en principe, ce que je veux au cinéma et ce que je veux au théâtre. C’est super, non ?

Compact disque

Paul McCartney «Give my regards to Broadstreet» (EMI)

Bonjour les souvenirs ! Bande originale du film, «Givemy regards to Broadstreet» offre les plus grands succès de Paul McCartney aussi génial en Beatles que solitaire, depuis «Yesterday» à «Silly love songs»… Pour reprendre de tels monstres sacrés à l’heure du compact, Paul n’a pas lésiné sur les moyens et s’est entouré des meilleurs musiciens dont Ringo Star, Dave Edmuns, Eric Stewart, etc. Un CD hors pair, histoire de renouer avec une certaine magie.

Jean-Michel Jarre «Zoolook» (Dreyfus/CBS)

Après quatre disques, Jean-Michel Jarre continue son exploration dans le monde du son électronique. Avec «Zoolook», il ramène une floraison de nouvelles mélodies et l’emploi de voix de synthèse. Véritable magicien, Jarre entraîne au cœur de paysages inconnus, où de secrets bruitages se rythment à l’écho de voix de nulle part. Voyage garanti ! Une fois de plus, c’est la musique du futur qui surgit avec de belles surprises.

ZZ Top «Best of» (WEA)

Attention devant, voici les bouseux du rock, toutes guitares dehors. Méchants riffes et mélodies rentre dedans. Ces purs produits du Texas ont pris, les années passant, une assurance et un savoir-faire incontestables et incontestés. Il n’y a rien de tel et de mieux que ce « best of » pour vous faire aimer les méchantes ruades de ces cow-boys barbus.

Michel Jonasz «Tristesse» (WEA)

D’aucuns le considèrent comme le seul et le vrai chanteur français. Ce n’est pas là l’avis exclusif d’une poignée de fans. Michel Jonasz a réellement les qualités des plus grands. Une voix chargée de mille trésors et des compositions qui n’ont pas fini de nous habiter. A écouter de toute urgence.

Ella Fitzgerald «The Cole Porter songbook» (Verve/Polygram)

Mme Fitzgerald, c’est la grande dame du jazz. Une voix incomparable qui joue sur tous les registres de l’émotion, ample et majestueuse, remarquable et généreuse. La voici dans deux compilations, regroupant 32 des meilleures compositions du grand Cole Porter comme : «All of you», «Night and day», «Do I love you», etc. A écouter du bout du cœur.

Mozart «Exultate jubilate» (L’oiseau lyre)

Dirigé par Christopher Hogwood. Influencé par ses opéras, Mozart a donné à ses œuvres sacrées un lyrisme débridé. Son «Exultate jubilate» comblera les amateurs de grandes envolées musicales. Grâce au travail sur instruments d’époque, Christopher Hogwood donne à son interprétation une authenticité admirable, que la voix d’Emma Kirkby sert remarquablement. Autres œuvres disponibles : «Mozart Requiem» par Hogwood (L’oiseau lyre). «Symphonies n° 40 et n° 25» par James Coulon (Erato). «Symphonie concertante et concerto pour violon n° 1» par Harnoncourt (Deutsch Grammophon).

Vivaldi «Concertos pour mandolines» (Erato)

Dirigé par Claudio Scimone. Utilisant toutes les finesses de l’harmonie, Vivaldi, avec ses concertos, a réussi des chefs-d’œuvre de construction. La mandoline par ses teintes joyeuses contribue à les rendre admirables. Spécialiste de la musique baroque, Claudio Scimone fait un travail d’orfèvre qui ne lasse pas une seconde. A écouter absolument. Autres œuvres disponibles : «Dvorak. Symphonie n° 9 du nouveau monde» par – James Coulon (Erato). «Haendel. L’allégro, Il pense rosoedll moderato» par John Eliot Gardiner (Erato).