Maryna, des images en chansons

J'ai besoin de toi MarynaElle nous arrive avec un premier 45 tours, une jolie voix et deux titres prometteurs dont l’un, «J’ai besoin de toi», ne tardera – certainement pas à gravir les marches du sacro-saint Top 50. Mais Maryna, du haut de ses vingt ans, ne s’affole pas et garde la tête froide. Elle qui rêvait, depuis l’âge de dix ans, de devenir chanteuse, a déjà gagné son pari : qu’un producteur soit séduit par sa voix et par son charme et croit suffisamment en son avenir pour lui permettre d’enregistrer son premier disque. A présent, Maryna croise les doigts, même si elle sait que les radios et les auditeurs ont réservé un excellent accueil à «J’ai besoin de toi», même si les télés l’ont programmée. Elle se contente d’affirmer, en souriant, «Laissons le destin prendre les choses en mains». A parier que cette petite brune aux yeux bleus-verts, qui aurait pu naître à Rome, avec son piquant à l’italienne, n’a pas fini de nous surprendre. Son seul petit regret, ‘c’est d’être née trop tard. «J’aurais bien aimé avoir vingt ans à l’époque des sixties, avoue-t-elle Cela devait être formidable. Pour me consoler, j’écoute les disques français et anglo-saxons que mes parents, qui ont eu la chance de vivre ces années-là, m’ont donnés. Et je craque». A Vidéo 7, on a beaucoup aimé ce p’tit bout de femme. Et maintenant, nous attendons son clip.

Diable rouge

Diable rougeYouri, un jeune orphelin ukrainien, surnommé Bouche du Diable en raison de son bec de lièvre, reçoit, dans la très secrète école du KGB, une formation très poussée qui fera de lui un espion de premier ordre, plus tard appelé à opérer aux USA pour le triomphe de la révolution socialiste. Voilà le départ de ce grand récit d’espionnage en bande dessinée qui se déroule dans les années 50. Magnifique, beau, léché, caricatural, passionnant, historique, triste, philosophique, imaginatif, coloré, étudié, psychologique, tout ça c’est «Bouche du Diable», la deuxième collaboration de Boucq et Charyn qui avaient déjà superbement signé «La femme du magicien», Alfred du meilleur album en 1986 à Angoulême. D’après le scénario, on ne peut s’empêcher d’imaginer une adaptation au cinéma. Mais comment retrouver la «couleur», au sens large du terme, de ces illustrations ? «La bouche du Diable», Casterman, 99 francs.