Hysterical

Dans la grande tradition anglo-saxonne de la parodie de films d’épouvante, après des classiques comme «Le bal des vampires» ou «Dr Jerry et Mister Love», ce «Hysterical» serait plutôt un petit frère de «Y a-t-il un pilote dans l’avion ?» tant les références et les clins d’œil aux grands classiques et aux best-sellers cinématographiques du genre («Les dents de la mer», «La nuit des morts vivants» , etc.) sont nombreuses. Aux commandes de cette gigantesque et sanglante tarte à la crème, il y a les Hudson Brothers… Une famille comme le show-business en engendre régulièrement, trois surdoués de l’Entertainment qui chantent, dansent, jouent la comédie et écrivent leurs propres gags. «Hysterical» est une grande avalanche. Une petite ville est mise à mal par le spectre de l’épouse nymphomane du gardien de phare local. Deux spécialistes en phénomènes surnaturels arrivent sur place. Ce qui n’arrange pas les choses.Hysterical A partir de cette intrigue-prétexte, les gags vont fuser, usant et abusant des effets spéciaux, des explosions et des lieux communs de la parodie. On s’amuse. On est dans un jeu de piste. Il est bon de reconnaître au passage, dans le rôle du maire de la petite ville, Murray Hamilton qui était déjà le maire d’Amity, la station balnéaire des «Dents de la mer». Dans le rôle du capitaine-fantôme-requin, on ne peut pas se tromper il s’agit bien de Richard Kiel le «Jaws» (traduction littérale «mâchoires»… mais c’est aussi le titre original des «Dents de la mer»). On retrouve aussi BudCort («Harold et Maude») en médecin légiste. Et des gueules de séries B et de westerns comme Clint Walker, KeenanWynn ou Troy Donahue. Sans son encyclopédie cinéphilique, on s’amuse pas mal à cet «Hysterical» sans se sentir frustré. Mais, avec le décodeur de tout ce jeu de clins d’œil, on aurait presque un sentiment de supériorité…

Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques

Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonquesLe petit monde cocasse de Michel Audiard, France plus que moyenne, guignol acerbe et grinçant, est au rendez-vous de ce pseudo-policier parodique où le meilleur… c’est le titre ! Héros, ou plutôt antihéros, le minable Alfred (Michel Serrault) est un chômeur qui joue aux courses au lieu de chercher du travail, sans rien dire à sa femme, la belle Irène (Françoise Giret), marchande de lingerie féminine affriolante du côté de Pigalle. Alfred, bien sûr, perd lamentablement. Mais il rêve secrètement de prouver à Irène qu’il est moins nul qu’il n’en a l’air. En faisant de l’auto-stop, il se fait enlever par des truands que commande un certain Monsieur K (Bernard Blier). Ceux-ci lui proposent de jouer le rôle d’un cadavre qui permettra au gang de passer en fraude des diamants à Istanbul. Refusant de marcher dans la combine, Alfred s’échappe et se fait rattraper par un autre bandit, Kruger (Paul Meurisse), également intéressé par les fameux diamants. Pris entre le marteau et l’enclume, Alfred n’y comprend plus rien, pour notre plus grand plaisir. Dialoguiste N°1 du cinéma français, Michel Audiard signait ici son quatrième film comme réalisateur. On y retrouve ses truands pour rire, son humour virant sur le noir, ses plaisanteries macabres et surtout son faux argot farfelu. Un divertissement bien de chez nous, joué par de vieux renards.

Avec les compliments de l'auteurAvec les compliments de l’auteur

Oui, c’est bien Arthur Hiller, l’auteur de «Love story», qui a mis en scène cette comédie comme ce pamphlet satirique qui sort également ce mois-ci en cassette, «L’hôpital». Un metteur en scène éclectique ! Le héros est ici un jeune auteur dramatique (Al Pacino), père de cinq enfant hétéroclites à la suite de quatre mariages successifs, et dont l’épouse la plus récente vient de le quitter. Nous assistons aux efforts qu’il déploie pour faire jouer sa dernière pièce, puis à l’idylle qui se noue entre lui et la principale comédienne (Dyan Cannon), qui vient s’installer chez lui. Notre auteur a tout le mal du monde à concilier sa vie professionnelle et ses problèmes sentimentaux : la jeune femme finira par s’en aller. L’interprétation d’Al Pacino, entouré de ces cinq enfants, est évidemment l’attraction numéro 1 de ce film divertissant qui a le grand mérite de traiter avec humour et légèreté un sujet qui pourrait faire la matière de thèses sociologiques rébarbatives : la famille, le divorce, le problème des enfants et les difficultés des relations au sein de ces petits mondes éclatés que sont les microcosmes familiaux, surtout dans un pays comme les États-Unis…

 

Khartoum

KhartoumEn 1883 au Soudan, un chef religieux musulman, le Madhi, lutte pour libérer son pays du joug anglo-égyptien. Avec une armée de cent mille soldats fanatiques, il marche sur Khartoum. Sur son passage, rien ne lui résiste. Mais, dans la ville, un homme jouit d’une grande popularité : Charles Gordon, général représentant le gouvernement de sa très Gracieuse Majesté britannique, surnommé Gordon Pacha. Il y trouvera la mort et entrera dans l’Histoire… «Khartoum» est d’abord une énorme super production avec des milliers de figurants, des paysages sublimes (le film a été tourné sur les rives du Nil) et des scènes de guerre à couper le souffle. On y a mis le paquet et ça impressionne. Mais, loin de faire une apologie odieuse du colonialisme anglais, le film de Basil Dearden se contente d’être un hommage respectueux, mais non dénué d’humour à… l’Empire britannique. Au cœur du film, il y a bien sûr le face à face entre les deux ennemis : le Mandi d’un côté et Gordon Pacha de l’autre. Homme de devoir l’un et l’autre, ils sont déterminés à aller jusqu’au bout dans leur mission, mais… ils se portent réciproquement une authentique estime. Leur rencontre sous la tente, avec civilité et sens du devoir, n’est pas triste. Ces deux personnages historiques, dans les limites de leur image historique, permettent à deux étonnants comédiens de cabotiner à souhait. La médaille d’or revient à Laurence Olivier qui, le visage passé au fond de teint marron sombre, s’en donne à cœur joie dans le soupir et le regard profond comme un long sanglot. Heston, lui, fait plutôt dans la dignité et la raideur militaire. Tout dans l’uniforme impeccable et la mâchoire serrée. Ce mélange de clichés kitsch et de mouvements de foule fait de «Khartoum» un sympathique et copieux grand spectacle.

Les jeunes années d’une reine

Les jeunes années d'une reine95 minutes de la vie d’une reine ou comment passer au hachoir et à la moulinette les trois films fleuves qu’Ernst Marishka a consacrés à la vie de l’impératrice Elizabeth d’Autriche. Mais ce n’est pas tellement de l’impératrice qu’il s’agit, mais plutôt de «la Romy», qui, si elle n’avait pas joué «la Sissi» quasiment depuis le berceau n’aurait pas fait la carrière que l’on sait. «Les jeunes années d’une reine» est un pot-pourri de Sissi, de la même face à son destin et toujours la même enfin sacrée et consacrée impératrice. C’est d’un parfait mauvais goût, mais c’est délicieux, sucré, ravissant, charmant et démodé. C’est d’une laideur totale, mais c’est divin. C’est truffé de sottises, mais tout à fait digeste. Sans compter que ce genre de films est entré dans la légende et que malgré la collection d’inexactitudes inhérentes aux superproductions – idéales pour jouer en famille au jeu des 7 erreurs – derrière les balbutiements de Romy/Sissi apparaît déjà le profil d’une réelle actrice. Les amoureux du protocole en seront pour leurs frais. Quant à ceux qui connaissent sur le bout des doigts leur histoire d’Elizabeth, ils ne retrouveront pas dans la greluche charmante et so-sotte leur impératrice d’Autriche. Voir plutôt du côté de Visconti et de son «Crépuscule des dieux»pour trouver une Romy/Elizabeth un peu. plus crédible.

Ultime combatUltime combat

Ça commence comme « Apocalypse now » et ça se continue très vite comme «Rambo». D’ailleurs ce film (dont le titre américain est «Last blood» alors que celui du film de Ted Kotcheff et Stallone était «First blood») ne s’en cache pas. Anthony Dawson raconte l’histoire du soldat… Rando ! Un brave petit yankee obéit aux ordres d’un fou mégalomane, le capitaine Harlow. Lors de l’attaque d’un village vietnamien, Harlow, pour qui les soldats ne sont que de la chair à canons, abandonne sans sourciller le pauvre Rando qui est en train de ramasser les blessés. C’est le début d’une haine à mort entre les deux hommes. Mais Rando, béret vert surentrainé, sait comment survivre dans un pays hostile. Traqué par ses propres compagnons d’armes (pour avoir amoché la figure du capitaine Harlow) et traqué par le Viêt-Cong, Rando s’enfonce seul dans la jungle pour atteindre la frontière du Laos et la liberté. Encore un violent combat pour la survie… Ce n’est pas nouveau : les Italiens plagient toujours les films à succès. Mais certains (et c’est le cas de Dawson) apportent souvent quelque chose en plus. «Ultime combat²» ne manque pas, à certains moments, de démesure et de lyrisme… Il faut voir Rando évitant les pièges Viêt-Cong ou s’échappant du puits plein de rats où il est prisonnier. Il faut aussi voir le coup de théâtre final (non, je ne dirai rien I) sur fond de rizière et de coucher de soleil ! Anthony Dawson, dans les années 60, s’appelait aussi Antonio Margheriti et signa quelques beaux petits films d’épouvante (avec Barbara Steele, entre autres) et quelques films de science-fiction «James bondiens» assez délirants pour l’époque. Aujourd’hui, pour survivre et s’imposer dans un cinéma italien en crise qui cherche, avant tout, à atteindre un marché international, il fait des «copies-pas-tout-à-fait-conformes». Mais lorsqu’ on réalise depuis vingt-quatre ans, on finit par connaître son métier… et même savoir surprendre avec une intrigue apparemment sans surprise.

Le vol du sphinx

Le vol du sphinxOn se souvient de ces films des années 30, où Jean Gabin s’en allait en Afrique pour oublier un désespoir d’amour, s’engageait dans la Légion étrangère et se retrouvait dans un bled perdu, brusquement confronté à une aventure sans issue. Ce film de Laurent Ferrier est une transposition actuelle de ces récits désuets. Au lieu de noyer son chagrin dans l’alcool, Tom (Souchon) s’est retiré au sud du Maroc. A bord d’un zinc pourri, baptisé «le Sphinx», il transporte des marchandises pour les indigènes. On sent que cet homme a refait sa vie loin de notre société. Les touristes sont rares. Or, voilà que débarquent quatre personnes, dont un gros trafiquant d’armes (Perrot) et une jeune femme, Laura (Miou-Miou) qui ressemble beaucoup à celle qui, autrefois, a brisé le cœur de Tom… La fatalité va encore frapper. Une machination diabolique se prépare, un complot dont les ficelles lui échappent. Laurent Ferrier se délecte à filmer le désert, mais laisse un peu les éléments de son intrigue se disperser avec le sable sous le vent. Alain Souchon, dans un contre-emploi délibéré, étonne un peu mais force la sympathie. S’il est difficile de croire à Miou-Miou en femme fatale, on s’intéresse aux comparses : Jean Benguigui, Robin Renucci, et surtout François Perrot, irrésistible en marchand d’armes bougon.

La légion des damnés

La légion des damnesRien à voir avec le chef-d’œuvre du même nom de King Vidor datant de 1936. Cette «Légion des damnés» est un film de guerre réalisé par Umberto Lenzi. Pendant la Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord, un militaire (Jack Palance) veut se venger d’un colonel allemand responsable de la mort de ses hommes. Pour cela, il va recruter une brochette de crapules (repris de justice, spécialistes des explosifs, du combat sous toutes ses formes). Le colonel allemand étant plus rusé qu’un renard du désert (historique allusion), il est évidemment au courant du projet de vengeance. Le dénouement de l’histoire se fera dans le sang, l’hémoglobine, le ketchup, la sauce tomate, et j’en passe. «La légion des damnés» est un film de guerre qui n’a rien d’historique à ne pas confondre avec les films historiques qui n’ont rien des films de guerre. Action sans moteur mais action tout de même.

Grogs et vin chaud à gogo

Avec tout ce qu’il avait de bonheurs et d’oublis, bien sûr. Parallèlement à cette manifestation se déroulait une compétition vidéo dans la salle de l’hôtel des Ruches. Le jury, présidé par Claude Chabrol et composé de Valérie Mairesse, Pierre Malet, Jean-Claude Romer et votre serviteur, a décerné le prix Vidéo-Thomson au film «Le masque du démon» de Marin Bava (GCR). Et puis il y avait les soirées, autres points de rencontres des festivaliers, celle de TF1 sous le parrainage de son président Hervé Bourges et son renfort de journalistes et de réalisateurs. Ou encore, celle des côtes-du-rhône où furent intronisés chevaliers, Danièle Thompson (scénariste), Valérie Mairesse, Véronique Genest, Claude Chabrol et Claude Zidi. La cérémonie très officielle ajoutait un peu plus au mystère ambiant dont s’était parée la station pour le festival, qui cette année était largement décentralisé. Du restaurant des lntrets avec son patron Guy Dupuis au bar du Snow avec Michèle (ravissante) en passant par le Creepy (oh le beau nom) ou le bar des Dromonts, le vin chaud et le grog allaient bon train. Non pas tant à cause du froid, mais plus pour affronter les enfants assassins de «Horror kid», l’exécuteur de «Terminator», les monstres cauchemardesques de, «Nightmare on Elmstreet» ou de «Dreamscape». Ah, il y avait aussi le petit Chaperon rouge du film « Company of the wolves », mais lui on n’avait pas envie de l’affronter. J’en connais plus d’un qui aurait bien voulu hurler avec lui, le soir avec ou sans pleine lune. Ce sera sans doute pour l’année prochaine. La jeune louve, Sarah Patterson, n’avait que 13 ans quand elle a tourné le film. Et comme chacun sait, à 13 ans on est très en vie.

L’année De Tous Les Maléfices

«Le chapelet du temps s’égrène tous aussi bien du côté de Satan. Voici douze ans déjà que se déroule la messe noire d’Avoriaz. Cette année est la treizième, chiffre magique et sulfureux, s’il en faut, une aubaine Ces quelques phrases empruntées à un article de Claude Chabrol, pour le catalogue du festival, illustrent à point la place et l’importance qu’occupe aujourd’hui en Europe et dans le monde, un genre cinématographique, il y a peu encore maudit, et une station d’hiver accouchée d’un rocher. Treize messes noires sur fond blanc. Et tout le monde va bien, le festival et son autel, merci pour eux. Et les initiés qui par centaines se serrent dans les cinémas comme pour mieux frissonner. Cette année donc était un anniversaire. Il fallait marquer le coup. Ce fut fait, en premier lieu avec le grand jury présidé par un géant du cinéma mondial, Robert de Niro qui était entouré de Gabrielle Lazure, Nicole Garcia, Benoite Grouit, Masaki Kobayashi, Claude Pinoteau, Valerio Adami, Guy Béart, Michael. Radford, Jacques Rosny, Franco Brusati, Christopher Walken, Georges WH-, son et Claude Zidi. Puis il y avait d’autres personnalités, toutes aussi prestigieuses. Des stars et des poussières d’étoiles, des sympas et des snobs, bref tout un aréopage plutôt représentatif du monde de l’image et du show-business.

Caroline CellierDes bonheurs et des oublis

Du côté des dames, il y avait Caroline Cellier, adorable ; Jacqueline Maillan, discrète Véronique Jannot, souriante ; Brigitte Fossey, rêveuse ; Grâce Jones, géniale ; Stéphanie de Monaco, fabuleuse ; Dominique Lavanant, sympathique ; Valérie Mairesse, amicale ; Véronique Genest, truculente ; Elisabeth Bourgine, prometteuse ; Anémone, pétillante ; Isabel Lorca, jeune et espiègle. Du côté des messieurs, il y en avait aussi de tous les goûts et de toutes les saveurs. On aura surtout remarqué Thierry Lhermitte, Bernard Giraudeau, Richard Anconina, Michel Blanc, Julien Clerc, Francis Perrin, Jean Poiret, Jean-Pierre Cassel. Ah, il y avait aussi Pierre Richard et Claude Brasseur. Et puis des réalisateurs français et étrangers, des producteurs de films, dont quatorze en compétition dans trois salles de cinéma. Chacun y allait de son argumentation pour applaudir ou maudire tel ou tel film. D’aucuns regrettaient la qualité moyenne des films sélectionnés. Mais presque tous ont apprécié le palmarès final.

Richard Gere American playboy

Richard GereLèvres renfrognées, regard noir comme le jais, menton volontaire, cheveux peu sages, bras puissants, torse musclé et étalé jusqu’à l’ostentation… Richard Gere est devenu, en quelques films, «la star la plus désirable d’Hollywood». Ce titre, c’est Playgirl (le journal des dames américaines qui aiment bien les messieurs déshabillés) qui le lui a attribué. Mais, lorsqu’on lui dit qu’il est un «sex objet», Richard Gere rugit violemment. La journaliste de The ladies’ home journal ne s’en est pas encore remise. Lorsqu’elle posa la question fatidique, elle vit ce jeune mec de 34 ans bondir devant elle, baisser son pantalon et exposer en gros plan l’endroit précis d’un slip bleu et lui dire : « Voilà ce que j’appelle un «sex objet!» Pourtant Richard Gere, à l’écran, soigne son image de mâle très sexuel. Personne n’a oublié son look très classe de professionnel de la prostitution. à la sensualité narcissique, dans «American gigolo» de Paul Schrader, sa torride scène d’amour avec Debra Winger dans «Officier et gentleman» de Taylor Hackford ou encore ses étreintes sous la douche avec Valérie Kaprisky dans «A bout de souffle, made in USA» de Jim Mc Bride. Des interviews avec le beau Richard, il y en a peu. Et quand elles ont lieu, ou bien il ne dit rien.., ou bien ça se passe mal. Le Monsieur a son caractère et semble fuir les journalistes autant que Garbo en son temps. Cependant, sublime paradoxe, peu d’acteurs aussi secrets ont suscité autant d’articles dans les magazines. Bien que sa vie privée reste la plus obscure des énigmes, la presse américaine arrive toujours à le surprendre en galante compagnie. Car Richard Gere soigne son image de marque publique et s’affiche avec des dames aussi désirables et célèbres que Lauren Hutton, Barbara Carrera, Tuesday Weld ou Diana Ross. Richard Gere joue avec la presse en essayant d’en minimiser les inconvénients. On n’oubliera pas sa participation involontaire au film de Raymond Depardon, «Reporters». Alors en tournée promotionnelleà paris pour «American gigolo» et désirant visiterincognito la capitale, il était traqué par une meute de photographes. Et, en 1979, il était juste un peu connu ! Depuis, les incidents ont été nombreux : des bousculades musclées de paparazzi à cette comparaison des relations des journalistes avec l’acteur à celles des puces sur le dos d’un chien… Richard Gare explique lui-même sa méfiance hostile à l’égard des interviewers : «Il y a quelques années, un con nard insistait pour savoir qui étaient mes parents et d’où ils venaient. Je lui ai demandé de leur foutre la paix et de ne pas parler d’eux parce que leur vie deviendrait un enfer. Ce crétin a persisté et a fini par trouver. Il a. pour ainsi dire, publié leur numéro de téléphone dans son putain d’article». Le chemin de Richard Gere pour arriver à la tête d’affiche a été assez long. Plus de dix années de musique, de théâtre et de cinéma. Richard Gere est né un beau jour de 1950, à Philadelphie, mais il a passé son enfance à Syracuse, dans l’Etat de New York : «Dans ma famille, confie-t-il, il n’y avait pas de comédiens. Mon père vendait des assurances. Mais nous étions tous musiciens. Le soir, après les cours, je rentrais jouer un morceau de jazz avec mes quatre frères et sœurs. Ma famille était formidable. Je faisais du sport, je faisais de la musique, j’allais au lycée. Ma vie était normale… normalement banlieusarde, vous savez». Et, avec juste ce qu’il faut d’humour, il ajoute. «Mais j’étais un enfant prodige». La chose est presque vraie. Car le jeune Richard jouait de plusieurs instruments : trompette, piano, guitare, banjo et même cithare. Il a aussi écrit des histoires et des chansons pour des pièces qu’il a lui-même jouées et chantées au lycée. En 1970, après sa licence de philo à l’université du Massachusetts et un joli début de carrière théâtrale, il s’installe dans une communauté dans le Vermont et forme un orchestre rock. «On s’appelait The Strangers ou quelque chose comme ça, se souvient Richard Gere. On vivait dans une ferme. Mais il est encore plus difficile de s’entendre avec desmusiciens qu’avec des acteurs». La musique a été un sacré atout pour le rôle de Dixie Dwyer, le joueur de cornet à pistons irlandais, que Richard Gere vient d’interpréter dans le nouveau Coppola, «Cotton Club». Gere n’a pas été «postsynchronisé»pour ses numéros de cornet et de piano. Il s’est juste un peu entraîné avant. C’est sous l’égide de la musique que Richard Gere arrive en force dans le petit monde new-yorkais du show-business. «Mon premier spectacle, monté sur une scène off-Broadway, s’intitulait «Soon». Ce fut un four ! Après j’ai joué quelques pièces non musicales dont «Killer’shead» de Sam Shepard où j’étais seul sur scène attaché à ce qui était supposé être une chaise électrique. Et puis il y a eu «Grease» en 1973, et le personnage de Danny Zuko que j’ai joué à Broadway, en tournée et à Londres. En fait, c’est mon rôle dans «A la recherche de Mr. Goodbar» qui a tout déclenché en 1977». A propos de son plus récent film, «King David» de Bruce Beresford, qu’il vient juste d’achever de tourner, Richard Gere dit : «Je sais que jouer le rôle du roi David de 23 à 70 ans est un défi… mais chacun de mes rôles est un défi». Gere aime les paris impossibles, les rôles qui le bouffent et l’engagent jusque dans des états complexes. Sans jamais être passé par la fameuse école de l’Actor’s studio et sans revendiquer le moindre parrainage, Richard Gere a quelque chose d’un nouveau Brando. Aussi intense, aussi porté à la surenchère, aussi perfectionniste dans le détail… Quand, en 1979, il revient au théâtre pour jouer Max, homosexuel en camp de concentration, dans «Bent» de Martin Sherman, il revendique le statut d’acteur complètement engagé dans son jeu : «Oui, je suis homosexuel quand je suis sur cette scène. Si le rôle le demandait, je sucerais Horst, l’autre personnage». Le même désir de se dépasser se retrouve dans chacun de ses rôles, Depuis l’étalon survolté et assassin de «A la recherche de Mr. Goodbar» de Richard Brooks, où il éclatait littéralement aux côtés de Diane Keaton, il s’est offert de solides performances. Le taciturne métallo de Chicago devenu ouvrier agricole saisonnier dans «Les moissons du ciel» de Terrence Malick. Le jeune et sensible ouvrier italien qui déteste la violence et rêve de s’occuper d’enfants dans « Les chaînes de sang » de Robert Mulligan. Matt, le jeune cuistot américain qui tombe amoureux d’une jeune Anglaise dans « Yanks » de John Schlesinger. Zack Mayo, le gosse qui a grandi dans les rues des Philippines et a décidé de s’engager dans la Navy pour devenir pilote de jets, dans « Officier et gentleman » de Taylor Hackford. Ou encore Jesse Lucas, le mauvais garçon de «A bout de souffle, made in USA», instinctif et sensuel qui vit jusque dans la mort sa passion et sa violence. Dans chacun de ses rôles, Richard Gere s’investit complètement et est prêt à aller jusqu’au bout pour toucher à la perfection. Et, au-delà du charisme évident de l’homme, le public est sensible à cet engagement total de l’acteur. Sur ce point, le Jesse Lucas de «A bout de souffle, made in USA», Gere y croyait tellement qu’il s’est engagé à fond dans le film et a aidé à monter le film, en prenant part aux décisions de casting, d’écriture du scénario et de production. «Il n’est pas fréquent d’avoir le privilège d’incarner un personnage aussi fort, aussi déprimé, avoue-t-il. Une des raisons qui m’ont fait accepter ce rôle, c’est qu’il s’agissait de se joindre à un projet mûrement réfléchi, qui avait produit un scénario très travaillé. C’est un film où nous nous sommes tous impliqués». Ceux qui ont travaillé avec Richard Gere sont tous d’accord : il est tellement concerné par son «art» qu’il n’a d’énergie pour rien d’autre lors d’un tournage. Il peut défendre ce à quoi il croit jusqu’à l’agressivité la plus ouverte. Il est totalement professionnel, jamais en retard sur un plateau, toujours complètement prêt à tourner, sachant son texte par cœur et même cherchant à aider ses partenaires. De cette implication quasi-mystique, ses metteurs en scène témoignent. Taylor Hackford, réalisateur d’«Officier et gentleman» se souvient : «J’ai engagé Richard seulement deux semaines avant le début du tournage et il ne connaissait rien au karaté. Le combat est une des dernières scènes que j’ai tournées. Richard ne m’a pas dit : tu n’as qu’à t’arranger pour que je sois crédible. Il a travaillé tous les jours pendant deux mois, en se levant plus tôt le matin et en continuant après le tournage, quelle que soit la fatigue de la journée. Il a étudié avec un professeur de karaté et de taï kick boxing. Deux mois, c’est rien pour apprendre tout ça. Mais il a compris que le personnage de Zack, qui a appris à se défendre dans les rues des Philippines, devait être très fort dans ce domaine. Richard a fait un travail superbe. C’est quelqu’un de dévoué, qui s’engage totalement dans ce qu’il fait. Et c’est très agréable de travailler avec un acteur aussi déterminé, qui prenne autant de responsabilités personnelles pour paraître bon à l’écran ». Et Jim McBride, qui le dirigea dans «A bout de souffle, made in USA» ajoute : «Il est imaginatif. Plus qu’un acteur, c’est un collaborateur actif». Et Paul Schrader de conclure : «Le Richard que je connais est ouvert et décent. Pas du tout froid et hargneux. J’ai entendu des histoires où il maltraitait des gens et était arrogant. Elles sont peut être vraies. Mais ce n’est pas le Richard que je connais». Beaucoup plus qu’un jeune premier, Richard Gere est un acteur… «Organique», vital jusqu’à l’indécence. Aussi n’a t-il pas peur d’affirmer son immodeste enthousiasme : le rayonnement. J’ai connu des gens qui avait autant de talent que moi, mais qui n’avaient pas ce rayonnement. J’ai toujours su que c’est le rayonnement, l’engagement et la concentration qui font que les choses arrivent. Quand les choses «merdent», il faut simplement persister. La plupart des gens abandonnent en se disant qu’ils ne sont pas faits pour ça. Tu dois résister à toutes ces «merdes» et simplement foncer, foncer, toujours foncer… Pour moi, l’aboutissement n’est pas d’être une star de cinéma. Je veux explorer d’autres domaines, connaître d’autres expériences. Ce qui me satisfait, c’est de me dépasser. Or je ne peux penser que c’est moi seul qui «fais» un film… Néanmoins, j’aime le cinéma». Cette même intransigeance d’acteur et cette même intensité de jeu devraient se retrouver dans les trois films que Richard Gere a tournés en 1984 et que nous avons vus ou verrons en 1985. «Cotton Club» de Francis Coppola où Gere, musicien irlandais éprouve un amour fou pour une chanteuse, interprétée par Diane Lane, dans une Amérique des années 20 en proie au gangstérisme et à la musique de jazz. Puis «Le consul» de John Mackenzie d’après le roman de Graham Greene où il est un jeune médecin idéaliste pris en otage par des terroristes argentins avec un consul américain interprété par Michael Caine. Enfin «King David» de l’Australien Bruce Beresford, une grande saga biblique que nous ne verrons pas avant juin 85. Dans le cinéma américain d’aujourd’hui, Richard Gere est plus qu’un acteur unique… C’est une véritable bête de spectacle. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas manquer ces trois rendez-vous… quelle que soit la valeur des films !

Francis Perrin

Francis PerrinQuand allez-vous embrasser Thierry Le Luron sur la bouche ?

J’espère que Pour Giraudeau il n’y a pas eu de suite. Si j’embrasse Le Luron, ça ne sera pas en public.

Si vous étiez Américain, vous auriez voté pour Reagan ou pour Mondale ?

Si j’étais Américain,j’espère que j’aurais tait une carrière de show-man formidable. J’aurais voté pour Reagan sauf si j’avais habité le Minnesota. En fait, la politique ne m’intéresse pas beaucoup.

Imaginons que vous soyez du prochain vol de la navette spatiale. Avec qui partez-vous ?

Je ferai d’abord une série de tests avec Raque! Welch, Ornella Muti, Jane Fonda, Faye Dunaway et… ma femme. Bien réfléchi, comme ma femme ressemble à ces quatre actrices, je crois que c’est elle que j’emmènerais.

D’après vous, le cinéma «c’est dur pour tout le monde» ?

Ce n’est pas un métier très facile. Moi, j’arrive à faire ce que je veux, pourvu que ça dure.

Avec les femmes, vous êtes plutôt un joli cœur ou une tête à claques ?

J’ai été une tête à claques puis un joli cœur. Maintenant, je suis beaucoup plus calme.

Vous êtes vous déjà trompé d’histoire d’amour ?

Absolument. J’ai un bon souvenir avec le film, mais pas avec mon histoire personnelle.

Vous a-t-on déjà traité de roi des cons ?

Oui. C’est un titre que j’assume complètement parce qu’il vaut mieux être roi de quelque chose que de rien du tout. Je suis tout sauf un con, alors quand on me traite de con ça me tait plutôt plaisir. Parce que je n’y crois pas du tout…

Vous êtes un dingue de vidéo. Pouvez-vous nous décrire votre installation ?

Il y a des gens qui se droguent à l’héroïne ou à la cocaïne. Moi, je me drogue à coups d’Orson Welles, de Kubrick, de Mankiewicz, de Zeffirelli, etc. C’est moins dangereux. J’ai un JVC tri standard, ce qui me permet de voir beaucoup de films importés d’Angleterre ou des États-Unis. Je regarde au moins un film par jour. Comme j’ai près de 600 cassettes, j’assure bien.

Vous avez également du matériel U-Matie ?

J’ai magnétoscope qui date d’une dizaine d’années. La qualité d’image est fabuleuse.

Trouvez-vous le temps de vous rendre dans les salles obscures ?

De toute façon, il faut d’abord voir un film en salle et le revoir ensuite en vidéo pour le plaisir. Dernièrement, j’ai vu «Marche à l’ombre», «Greystoke» et «Indiana Jones». Je navigue dans tous les genres.

Êtes-vous abonné à Canal Plus ?

Non, je trouve ça lamentable. C’est trop cher. Ils passent des films que l’on trouve dans les vidéoclubs.

Sur qui fantasmez-vous, Cyrielle Claire ou Fanny Cottençon ?

Francis Perrin 2Il y a aussi Véronique Genest que j’ai dirigée dans «Ça n’arrive qu’à moi». Le metteur en scène a bien fantasmé sur ses trois interprètes. Mais je vais être franc. Je fantasme plus sur Faye Dunaway ou Ava Gardner.

Pratiquez-vous un sport ?

Je joue au tennis comme un malade. C’est encore une drogue. En fait, je suis tellement drogué que je n’ai même pas le temps de prendre un petit joint.

Passons à votre dernier film. Vous êtes encore une fois réalisateur et interprète. Pouvez-vous nous en dire deux mots ?

«Ça n’arrive qu’à moi», c’est le titre du film qui est sorti le 23 janvier. C’est l’histoire d’un journaliste qui n’a pas de chance dans la vie et qui rencontre la fille de son patron de presse. C’est Véronique Genest qui joue la fille, et Bernard Blier le patron de presse. Le journaliste s’aperçoit que la belle lui porte chance et il ne veut plus s’en séparer. Malheureusement, elle ne veut pas de lui. Ils sont alors entraînés dans des aventures rocambolesques. C’est terrible.

Un film à gros budget, alors ?

C’est une comédie d’aventures. Et l’aventure nécessite de gros moyens. Disons qu’avec ce film, je vais plus loin que les comédies plus traditionnelles que j’ai faites auparavant. Pour la première fois, je suis coproducteur.

Lors de la prochaine cérémonie des Césars, un trophée sera remis au meilleur film français de la décennie. Quel serait votre vote ?

J’ai deux films qui seront en compétition, j’ai donc deux fois plus de chance de gagner. Blague à part, j’ai adoré «Le dernier métro» de Truffaut.

A quand un César pour Francis Perrin ?

Si on m’en donne, je serai content. Si je n’en ai pas, je n’en ferai pas une maladie. Et puis, les gens qui votent n’ont pas vu la moitié des films, alors…

Côté restaurant, vous aimez quoi ?

J’aime bien les bons restaurants. Chez moi, je mange bien. Ma femme fait très bien la cuisine. Bocuse n’a qu’à bien se tenir.

M. Perrin réalisateur, Francis Perrin est-ce un bon acteur ?

Je trouve que je me suis beaucoup amélioré à mon contact. Je ne fais plus de «gugusseries» inutiles.

Trois prix au Conservatoire, la Comédie française, le théâtre ne vous manque pas trop ?

Si, mais je vais faire un one man show l’année prochaine à l’Olympia, et dans deux ans, je reviens au théâtre. Depuis deux ans, je n’ai fait que du cinéma, mais je suis allé voir énormément de spectacles. Je vais vous avouer quelque chose. Dans l’avenir je vais diriger les autres et ne plus jouer dans mes propres films. Parallèlement, je poursuivrai ma carrière d’acteur avec d’autres metteurs en scène.

Avec qui prenez-vous une aspirine pour deux ?

Je bois beaucoup d’eau, ça va. De temps en temps, un petit peu de champagne ça ne fait pas de mal.

Est-ce que vous vous êtes déjà battu avec Bernard Lavilliers ?

Non, je n’aimerais pas, c’est un malabar. Je suis de plus en plus calme.

La cote de François Mitterrand n’a jamais été aussi basse. Quelles réflexions ça vous suggère ?

Je m’en fous complètement.

Quand allez-vous poser nu dans Newlook ?

De dos ou de face, je suis intéressant. Alors, j’attends qu’on me le propose. C’est une question d’argent.

Vous préférez «Cocorico-coboy» ou le «Théâtre de Bouvard» ?

Avant, je regardais le «Théâtre de Bouvard». Aujourd’hui, je trouve que ça fait réchauffer. Collaro, c’est un créateur. Je trouve, de toute façon, qu’il est difficile de faire rire tous les jours un quart d’heure. Je leur tire, à tous les deux, mon chapeau.

Quel est l’acteur qui vous fait le plus rire, Michel Blanc ou Jean-Paul Belmondo ?

Belmondo est un très bon acteur, mais il est seul. Michel est un bon acteur et il est également auteur. Il peut écrire des choses pour lui-même. Ceux qui me font le plus rire, ce sont les Marx Brothers et Louis de Funès.

Êtes-vous jaloux d’Anthony Delon ?

Non, ça marche bien pour moi côté nanas.

Êtes-vous plutôt rive droite ou rive gauche ?

J’ai plutôt un public en province. J’habite rive droite.

Pour conclure, quels sont vos projets cinématographiques ?

Je dois tourner, cette année, avec Gérard Mordillat «Vive la sociale») en tant qu’acteur. Ça s’appellera «Billy the kik». Dans ce métier, j’ai de la chance. Je fais, en principe, ce que je veux au cinéma et ce que je veux au théâtre. C’est super, non ?

Compact disque

Paul McCartney «Give my regards to Broadstreet» (EMI)

Bonjour les souvenirs ! Bande originale du film, «Givemy regards to Broadstreet» offre les plus grands succès de Paul McCartney aussi génial en Beatles que solitaire, depuis «Yesterday» à «Silly love songs»… Pour reprendre de tels monstres sacrés à l’heure du compact, Paul n’a pas lésiné sur les moyens et s’est entouré des meilleurs musiciens dont Ringo Star, Dave Edmuns, Eric Stewart, etc. Un CD hors pair, histoire de renouer avec une certaine magie.

Jean-Michel Jarre «Zoolook» (Dreyfus/CBS)

Après quatre disques, Jean-Michel Jarre continue son exploration dans le monde du son électronique. Avec «Zoolook», il ramène une floraison de nouvelles mélodies et l’emploi de voix de synthèse. Véritable magicien, Jarre entraîne au cœur de paysages inconnus, où de secrets bruitages se rythment à l’écho de voix de nulle part. Voyage garanti ! Une fois de plus, c’est la musique du futur qui surgit avec de belles surprises.

ZZ Top «Best of» (WEA)

Attention devant, voici les bouseux du rock, toutes guitares dehors. Méchants riffes et mélodies rentre dedans. Ces purs produits du Texas ont pris, les années passant, une assurance et un savoir-faire incontestables et incontestés. Il n’y a rien de tel et de mieux que ce « best of » pour vous faire aimer les méchantes ruades de ces cow-boys barbus.

Michel Jonasz «Tristesse» (WEA)

D’aucuns le considèrent comme le seul et le vrai chanteur français. Ce n’est pas là l’avis exclusif d’une poignée de fans. Michel Jonasz a réellement les qualités des plus grands. Une voix chargée de mille trésors et des compositions qui n’ont pas fini de nous habiter. A écouter de toute urgence.

Ella Fitzgerald «The Cole Porter songbook» (Verve/Polygram)

Mme Fitzgerald, c’est la grande dame du jazz. Une voix incomparable qui joue sur tous les registres de l’émotion, ample et majestueuse, remarquable et généreuse. La voici dans deux compilations, regroupant 32 des meilleures compositions du grand Cole Porter comme : «All of you», «Night and day», «Do I love you», etc. A écouter du bout du cœur.

Mozart «Exultate jubilate» (L’oiseau lyre)

Dirigé par Christopher Hogwood. Influencé par ses opéras, Mozart a donné à ses œuvres sacrées un lyrisme débridé. Son «Exultate jubilate» comblera les amateurs de grandes envolées musicales. Grâce au travail sur instruments d’époque, Christopher Hogwood donne à son interprétation une authenticité admirable, que la voix d’Emma Kirkby sert remarquablement. Autres œuvres disponibles : «Mozart Requiem» par Hogwood (L’oiseau lyre). «Symphonies n° 40 et n° 25» par James Coulon (Erato). «Symphonie concertante et concerto pour violon n° 1» par Harnoncourt (Deutsch Grammophon).

Vivaldi «Concertos pour mandolines» (Erato)

Dirigé par Claudio Scimone. Utilisant toutes les finesses de l’harmonie, Vivaldi, avec ses concertos, a réussi des chefs-d’œuvre de construction. La mandoline par ses teintes joyeuses contribue à les rendre admirables. Spécialiste de la musique baroque, Claudio Scimone fait un travail d’orfèvre qui ne lasse pas une seconde. A écouter absolument. Autres œuvres disponibles : «Dvorak. Symphonie n° 9 du nouveau monde» par – James Coulon (Erato). «Haendel. L’allégro, Il pense rosoedll moderato» par John Eliot Gardiner (Erato).