Stages au pays de l’Adour

Le Creav des pays de l’Adour organise du 4 février au 22 mai une série de stages d’initiation à la

vidéo 1/2 pouce. Au sommaire, la maîtrise du matériel, le langage de l’image et du son, la réalisation, le montage, etc. Pour tous renseignements, contactez le Creav des pays de l’Adour, 3, avenue G. Phoebus, 64000 Pau (Tél : (59) 32.01.80).

Festival du son et de l’image

Le Festival international son et image vidéo 85 se tiendra, dans le cadre de la semaine française de la communication audiovisuelle, du 10 au 17 mars au Cnit-La Défense, à Paris. Les trois premières journées seront réservées exclusivement aux professionnels. Pour mettre en valeur la haute-fidélité, un espace de 10.000 m2 rassemblera les firmes spécialisées et les différents fabricants. Toutes les marques de matériels vidéo y seront très largement représentées avec de nombreux produits nouveaux.

AtariRestructuration chez Atari

Dans le cadre de la restructuration de la société sur le plan mondial et pour faire face à ses ambitions importantes pour 1985, Atari France a annoncé son intention de réorganiser ses structures. Atari va notamment concentrer ses activités de distribution en travaillant exclusivement avec des distributeurs grossistes et un certain nombre de grands comptes. Par ailleurs, Guy Minant, qui quitte la présidence d’Atari France, annonce la création d’une nouvelle société. Galaxie. Il en est le président alors qu’Antoine Gallozzi ancien directeur commercial d’Atari, en est le directeur général. Galaxie reprend quatorze personnes d’Atari, sélectionne et distrixie les meilleurs produis informatiques et électroniques sur le marché.

Lionel Chouchan :«Le vidéo»

Lionel ChouchanVous venez de publier un livre (1) en forme de lettre ouverte. Est-ce que cette œuvre pamphlétaire, qui a obtenu le prix Féroce 85, est destinée à régler des comptes ou simplement à remettre les pendules à l’heure ?

Il n’est pas destiné à régler des comptes. Comme je ratisse large, si j’ose dire, si j’avais des comptes à régler ce serait avec l’ensemble de la nation, ce qui n’est pas mon problème. C’est simplement un bouquin d’humeur et d’humour sur un thème qui me paraît intéressant. Je pense que cette espèce d’apathie déliquescente dans laquelle nous pataugeons est une nouvelle forme du Mal français. J’ai voulu faire une sorte de peinture d’un certain nombre de comportements qui me paraissent typiquement tricolores. Ce qui m’amuse, c’est que les gens qui le lisent rient beaucoup et ne se reconnaissent pas dans mes propos. En revanche, ils reconnaissent parfaitement leurs voisins de palier. On est en train de devenir un peuple de légumes. A force de tout attendre de papa État et de maman Sécurité sociale, nous ne sommes plus capables de traverser la rue tout seuls.

Êtes-vous plutôt un manager qui écrit ou plutôt un écrivain qui manage ?

Je suis un manager et un écrivain. Je ne suis surtout pas un manager qui écrit. L’écriture est un besoin, ce n’est pas ma danseuse. Je n’ai pas du tout la même démarche que Séguéla, par exemple, qui fait des livres inscrits dans la promotion de son entreprise et de lui-même.

En France, on aime bien classer les gens et l’on ne conçoit pas qu’un écrivain puisse avoir d’autres activités, non ?

De toute façon, des écrivains qui ne vivent que de leur plume, il y en a très peu en France. Généralement, ils doivent être journalistes, enseignants barbus avec des pellicules ou accessoirement fonctionnaires. Ce n’est pas mon cas et ça dérange beaucoup de personnes.

A la télé, il faut 3 % d’idées et 97 % d’errance dans les couloirs. ÉÉ

Est-ce cette passion du livre qui vous a poussé à organiser les journées mondiales de l’écrivain à Nice ?

Non, c’est un concours de circonstances. Mais c’est aussi une manifestation qui m’a particulièrement intéressé parce que j’ai pensée qu’il y avait là un concept formidable à exploiter. Il s’agissait d’organiser pour la littérature une manifestation qui soit l’égale d’un festival pour le cinéma. C’est-à-dire une fête et un événement qui concernent les écrivains et pas le commerce du livre. Ça a très bien marché, mais la ville de Nice a choisi, pour des raisons économiques, de ne pas renouveler l’expérience.

Pourquoi signez-vous vos livres Lionel Chouchon alors que pour toutes vos autres activités vous êtes Lionel Chouchan ?

Quand j’ai commencé à écrire, j’ai décidé de changer de nom. Et puis, j’ai réalisé que se faire un nom dans une vie c’était déjà difficile, alors s’en faire deux ce n’était pas à la mesure d’une tâche humaine. J’ai eu donc cette idée de génie qui a consisté à changer de voyelles. Maintenant, c’est la confusion la plus totale. Quand j’écris, c’est Chouchon et quand je signe des chèques c’est Chouchan.

Vous êtes celui par qui les festivals arrivent. Avoriaz, Deauville, Cognac sont autant d’événements qui portent la griffe de Promo 2 000, votre agence. Qu’est-ce qui vous a poussé dans de telles entreprises ?

Ça s’est fait totalement par hasard, comme beaucoup de choses dans la vie. Pour Avoriaz, j’ai rencontré en 72 les responsables de la station qui cherchaient une idée de manifestation de prestige. Après avoir vu l’aspect «fantastique» de la station, j’ai travaillé sur de nombreux projets dont ce Festival du cinéma fantastique. Je me suis donc lancé dans l’aventure sans connaître le cinéma fantastique ni la façon d’organiser un festival. C’est pour cela que l’on a réussi et que l’on a inventé beaucoup de choses. De toute éternité, les jurys de festival ont été constitués d’un producteur, d’un réalisateur, d’un monteur, d’un acheteur et d’un raton-laveur. Nous avons été les premiers à mélanger les genres. Autre exemple, nous avons inventé les badges bijoux à la place des traditionnels laissez-passer. Pour finir, nous avons créé une formule qui, maintenant, se fait partout : du festival boîte de conserve, comme je l’appelle. On invite les gens, on les transporte, on les nourrit, on les loge, on leur projette des films, on les distrait et en fin de compte on leur dit merci. Au début, tout le monde trouvait ça génial et l’on recevait des mots de remerciements, des fleurs et des chocolats après chaque festival. Aujourd’hui, on se fait des ennemis quand on n’invite pas certaines personnes ou qu’elles n’ont pas de bonnes chambres. Avant, à Deauville, c’est André Halimi qui avait eu l’idée d’un Festival du cinéma américain. Il pensait faire payer les Américains eux-mêmes. C’était là une utopie comme seul Halimi peut en avoir. J’ai donc décidé de trouver une ville susceptible d’accueillir cette manifestation. Comme je connaissais le maire de Deauville, je lui ai proposé et l’affaire s’est faite. Enfin, il y a le Festival de Cognac. Cette ville cherchait un moyen de promotion. Elle avait déjà la chance de s’appeler Cognac. Quand le nom de la ville est le nom du produit à promouvoir, c’est plus facile. Comme toute la littérature policière est imbibée de whisky, c’était une sorte de clin d’œil que d’organiser un festival du film policier à Cognac. Ce qui était amusant aussi, c’est que c’était le dernier endroit où faire un festival. On a réussi à transformer les inconvénients en avantages.

Avez-vous d’autres projets de festivals ?Lionel Chouchan 2

J’en ai fait le tour. Ça m’a amusé de les créer et ça m’amuse toujours de les poursuivre dans la mesure où il faut innover chaque année, mais ça ne m’intéresse plus d’en organiser de nouveaux. Si j’avais voulu, j’aurais pu en créer au moins vingt-cinq. J’estime qu’il y en a beaucoup trop et qu’ils se tuent les uns les autres. En plus, tous les créneaux sont pris.

Allez-vous parfois dans les festivals des autres ?

Très peu. Je vais à Cannes quelques jours chaque année. Ça ne m’amuse pas beaucoup.

Vous célébrez cette année le 13e anniversaire du Festival d’Avoriaz, anniversaire très symbolique. Le festival et la station sont aujourd’hui mondialement réputés. Est-ce que votre histoire d’amour est toujours aussi forte ?

Comme dans toutes les histoires d’amour, il y a des hauts et des bas. Mais Avoriaz comme Promo 2 000 sommes très attachés à ce festival. Pour revenir sur ce 13e anniversaire, je dois dire que nous organisons cette année une espèce d’Avoriaz off, en collaboration avec cinq ou six grandes villes de la région.

Vous dirigez une agence qui, en dehors de l’organisation de festivals, gère plusieurs budgets. Pensez-vous que la France est plutôt en avance ou au contraire plutôt en retard dans les nouvelles formes de communication ?

Avant de vous répondre précisément, je vous dirai même que les festivals ne représentent que 20 % de nos activités. Nous travaillons pour des groupes comme Johnson, Apple, Dunhill, pour le ministère des Transports, le Commerce extérieur, le PMU, etc. Personne ne sait que nous avons été derrière Mc Intosh, Bison futé, le Paccard, la bourse du premier emploi avec Pigier ou la fondation Philip Morris, et maintenant Apple, sur le cinéma. Promo 2 000 n’est pas une agence de publicité dans ce sens que nous n’utilisons pas une boîte à outil limitée. En France, cela dit, nous sommes plutôt en retard en matière de communication, relations publiques et promotion. Mais nous travaillons beaucoup et je pense que c’est une activité en pleine expansion. Nous sommes même plus créatifs que les Anglo-Saxons.

Vous avez organisé récemment les Minerves du film publicitaire. Pensez-vous que dans ce domaine aussi, les Français sont plus créatifs que les Anglo-Saxons ?

A mon avis, les films publicitaires français sont vingt fois supérieurs aux autres. Les Américains font encore des films comme on en faisait il y a vingt-cinq ans.

Comment voyez-vous le développement du câble, du satellite, des TV privées, du panorama audiovisuel en général ?

Comme dit l’autre, c’est l’avenir. Je crois que l’on est dans une période de gestation, de mutation et que dans dix ans on verra le résultat.

Pensez-vous quand même que le monopôle d’État sur la diffusion va disparaître avant longtemps ?

J’en suis moins sûr. Comme je le dis dans mon bouquin, la France est le pays qui a le plus de génie pour prendre tout ce qu’il y a de pire dans tous les systèmes existant sur la planète. On commence à s’ouvrir aux nouveaux médias, mais on maintient un contrôle. Il n’y a qu’à regarder notre petite chaîne privée, Canal Plus, qui est quand même basée dans un ministère et alimentée par les deniers de l’Etat. On veut nous faire croire que c’est une chaîne privée.

Le consul

Le consulLa nostalgie des consuls made in Great-Britain revient en force. Après celui d’« Au-dessus du volcan » de Malcom Lowry adapté par Huston, voilà, un cran au-dessous, «The honorary consul» de Graham Greene devenu «Le consul» à l’écran, adapté par John Mackenzie. Une ébouriffante interprétation de Michael Caine, superbe en vieux diplomate imbibé de whisky, une sautillante interprétation d’un Richard Gere à jamais gigolo — mais où est le mal ? — ajoutez à cela une Argentine tournée au Mexique, une musique de Paul Mc Cartney et le tour est joué « Le consul » est un beau film tissé à partir d’une trame complexe tendant à démontrer qu’on meurt rarement pour ses idées, mais bien plus par erreur ou pa7 amour… A travers le récit de l’enlèvement rocambolesque du consul qui ne vaut pas Ur clou sur la scène politique du groupe de desperados qui tente de monnayer sa libération et l’engagement d’un jeune médecin (Gere) au» motivations éclectiques, c’est une leçon sur l’engagement, sur l’amitié aussi. Ceci mené avec un humour et une distanciation tout à fait britanniques dans l’esprit. Terrorisme, manipulation, acte gratuit sur fond de régime totalitaire, «Le consul» aussi une série de gros plans sur une brochette de ratés plus ou moins sympathiques mais jamais épargnés. Ni par la plume de Graham Green,ni par la caméra de John Mackenzie.

F-CTN45029Philadelphia

1943. C’est la guerre. Les Américains tentent une expérience : rendre un destroyer invisible aux radars ennemis. Top secret. Et pour cause, le navire à réellement disparu pendant quelque temps avant de réapparaître dans un piteux état avec deux marins manquant à son bord. 1964 : ce sont les deux mêmes homes que l’on retrouve poursuivi par un hélicoptère au milieu d’un désert,champ d’expérimentation militaire commandé par un certain Dr Longstrat. Les voyages dans l’espace temps ont toujours passionné les hommes. Et le cinéma, avec plus ou moins de bonheur («La machine à remonter le temps», «Nimitz» «Les guerriers de l’Apocalypse»). «Philadelphia experiment» découle de la même imagination. Avec tout ce qu’il faut, bien sûr, pour le rendre à la fois attrayant et remarquable. Du rythme, de l’action, des effets spéciaux et un suspense très habilement mené. «Philadelphia experiment» est un spectacle total à tout point de vue. Le comité de sélection du 13eFestival du film fantastique d’Avoriaz ne s’y est pas trompé qui l’a retenu pour la course au titre.

La vie de famille

La vie de familleC’est le récit d’une invitation au voyage d’un papa (Sami (Frey), alias Emmanuel, avec sa fille de 10 ans. (Mara Goyet) alias Elise. Emmanuel culpabilise d’avoir laissé sa fille dans un foyer unijambiste — il est divorcé — et se sent prêt à tout pour faire de chaque week-end passé avec sa fille un événement unique, un conte de fées où l’on vit à 100 à l’heure, où l’on apprend perpétuellement quelque chose d’essentiel. Il se sent prêt à tout pour chasser l’ennui aux couleurs de la télévision des mercredis après-midi, des sornettes de la communale et des références quasi-systématiques à Pifou-Magazine. Alors sais prétexte de réaliser un petit film vidéo inspiré d’un scénario — cucul — signé Elise. Emmanuel va entraîner sa fille le plus loin possible afin de trouver le lieu idéal de leur confrontation. C’est non loin du Prado, à Madrid, qu’Emmanuel et Elise trouveront le lieu de leur dialogue. Dans une chambre d’hôtel. Un dialogue à cœur ouvert facilité par l’instrument caméra vidéo pris comme confident Our ce qu’il n’est pas possible d’énoncer dans un face à face. Qui est l’instrument de qui ? Impossible de le savoir tant les personnages se cachent derrière leurs révélations. «La vie de famille» est un film d’un intimisme profond. Et Doillon réussit à rendre le spectateur voyeur et souvent mal à l’aise de l’être. Avec des limites toutefois. Des limites imposées par le fait que le scénario de départ est inspiré d’une nouvelle de John Updike intitulée «la vie de famille en Amérique».

Maryna, des images en chansons

J'ai besoin de toi MarynaElle nous arrive avec un premier 45 tours, une jolie voix et deux titres prometteurs dont l’un, «J’ai besoin de toi», ne tardera – certainement pas à gravir les marches du sacro-saint Top 50. Mais Maryna, du haut de ses vingt ans, ne s’affole pas et garde la tête froide. Elle qui rêvait, depuis l’âge de dix ans, de devenir chanteuse, a déjà gagné son pari : qu’un producteur soit séduit par sa voix et par son charme et croit suffisamment en son avenir pour lui permettre d’enregistrer son premier disque. A présent, Maryna croise les doigts, même si elle sait que les radios et les auditeurs ont réservé un excellent accueil à «J’ai besoin de toi», même si les télés l’ont programmée. Elle se contente d’affirmer, en souriant, «Laissons le destin prendre les choses en mains». A parier que cette petite brune aux yeux bleus-verts, qui aurait pu naître à Rome, avec son piquant à l’italienne, n’a pas fini de nous surprendre. Son seul petit regret, ‘c’est d’être née trop tard. «J’aurais bien aimé avoir vingt ans à l’époque des sixties, avoue-t-elle Cela devait être formidable. Pour me consoler, j’écoute les disques français et anglo-saxons que mes parents, qui ont eu la chance de vivre ces années-là, m’ont donnés. Et je craque». A Vidéo 7, on a beaucoup aimé ce p’tit bout de femme. Et maintenant, nous attendons son clip.

Diable rouge

Diable rougeYouri, un jeune orphelin ukrainien, surnommé Bouche du Diable en raison de son bec de lièvre, reçoit, dans la très secrète école du KGB, une formation très poussée qui fera de lui un espion de premier ordre, plus tard appelé à opérer aux USA pour le triomphe de la révolution socialiste. Voilà le départ de ce grand récit d’espionnage en bande dessinée qui se déroule dans les années 50. Magnifique, beau, léché, caricatural, passionnant, historique, triste, philosophique, imaginatif, coloré, étudié, psychologique, tout ça c’est «Bouche du Diable», la deuxième collaboration de Boucq et Charyn qui avaient déjà superbement signé «La femme du magicien», Alfred du meilleur album en 1986 à Angoulême. D’après le scénario, on ne peut s’empêcher d’imaginer une adaptation au cinéma. Mais comment retrouver la «couleur», au sens large du terme, de ces illustrations ? «La bouche du Diable», Casterman, 99 francs.

Canal+ le décodeur

canal+Canal + a décidé de remplacer son actuel décodeur par un système de meilleure qualité, plus fiable à tous points de vue. En effet, André Rousselet, le Pdg de la fameuse chaîne à péage, n’arrête pas d’innover. Tout d’abord, dans le domaine de l’implication industrielle, Canal + a engagé depuis 1988 plusieurs actions en vue d’améliorer les conditions économiques de la réception et de la distribution des signaux audiovisuels. En avril 1989, Canal + s’est associé à la Sagem pour constituer Eurodec. Cette société a pour objet la conception, le développement, la fabrication et la commercialisation de terminaux pour services à accès contrôlé. Ainsi a été créé ce nouveau décodeur baptisé Syster. Pourvu d’une clé, qui supprime l’entrée des numéros de codes, et avec son nouveau design, le Syster a tout pour plaire aux abonnés. De plus, il recevra des émissions diffusées sur les satellites TDF1-TDF2, tout comme le terminal Decsat (système 02 Mac paquet). L’échange est gratuit pour l’abonné, et l’abonnement est de 160 francs au 1er avril 1990; le dépôt de garantie, lui, est de 500 francs. Super, Canal + !

King revient!

«Tard dans la nuit et celles d’avant, toc! toc! toc! à la porte, les tommyknockers…» La découverte d’un vaisseau de l’espace, venu s’échouer des millions d’années plus tôt, dans un petit village du Maine (USA) entraîne ses habitants, au gré de son exhumation, dans une bien étrange évolution. Pour tous, elle fera naître des éclairs de génies, puis petit: à petit les emmènera vers une mutation bien plus terrifiante. Les maladies régressent, les vieillards retrouvent la vigueur de leurs trente ans, la télépathie survient dans leur quotidien. Mais aucun d’eux ne pourra quitter l’environnement du vaisseau sans en souffrir. Une apothéose de coups et de douleurs… Dernier livre de Stephen King, le maître du frisson et de l’horreur, «Les tommyknockers» entre dans la lignée des .grands écrits qui font l’histoire du fantastique. Pour le plaisir d’avoir peur. «Les tommyknockers», Editions Albin Michel, 140 francs. Si, tard dans la nuit, l’on frappe à votre porte, n’ouvrez surtout pas, les tommyknockers sont là…

Fip/Partner

Dernière minute : Fip/Partner propose, dès la mi-mai, trois films fantastiques, dans tous les sens du terme, à la location. Il s’agit de «3615, code Père Noël», «Baby blood» et «Adrénaline», trois oeuvres présentées au Festival d’Avoriaz 1990. Nous reviendrons plus longuement sur les productions de ce nouvel éditeur dans nos prochains numéros.

Vidéo Mailing

C’est en pleine ère de communication, en 1986, que le jeune ingénieur agronome Nicolas Goldzahla a la riche idée de créer sa propre Sarl : Vidéo Mailing. Cette société réalise des messages sur des vidéocassettes, qui sont acheminées ensuite par la poste comme n’importe quel courrier. Les tarifs de duplication sont de 40 francs (prix indicatif). L’entreprise Reynolds European Inc. fut le premier coup de maître de Vidéo Mailing. Elle remporta le Grand prix vidéo d’entreprise au Festival de Biarritz, avec «Les films se font du cinéma», et rapporta un bénéfice de 7 millions de francs. L’on comprend aisément la confiance accordée par Yves Saint Laurent pour sa gamme de maquillage printemps-été 89, en passant par Cerruti, la Caisse d’Epargne, CSEE…
Avis aux entrepreneurs vidéophiles.

Fil à Film, itinéraire d’un enfant gâté

Le 27 mars dernier, une cassette de diamant a été remise, au Théâtre Marigny, à Fil à Film pour «Itinéraire d’un enfant gâté», en présence’ de Jean-Paul Belmondo et de son réalisateur Claude Lelouch. En effet, ce film a dépassé la barre des 100 000 cassettes vendues, pour un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions HT. Par ailleurs, signalons qu’une récente statistique de la CSEA confirme l’excellente position de Fil à Film dans le domaine de la vente de vidéocassettes enregistrées, avec une part de marché de 18,64 % pour l’ensemble de l’année 1989, devant Warner Home Vidéo (16,84 %). Voilà un résultat particulièrement encourageant pour cet indépendant, à l’honneur dans ce numéro (lire l’article de Jean-Philippe Mochon sur les Palmes d’or).

Scores CDV

Tous les mois, comme annoncé dans notre précédent numéro, nous vous donnerons les meilleurs scores de vente de compact discs vidéo de la boutique VO Only (25, boulevard de la Somme, 75017 Paris. Tél. : 42.67.76.27), la seule à proposer un très grand nombre de films de fiction américains, exclusivement en version originale sous-titrée.

E.T1. «Indiana Jones and the last cruisade», de Steven Spielberg, avec Harrison Ford, Sean Connery (Para-mount).
2. « E.T. », de Steven Spiel-berg (MCA).
3.« Dange ro u s liaisons», de Stephen Frears, avec Glenn Close (Warner).
4. « Miracle mile», de Steve de Jarnatt, avec Anthony Edwards (Hemdale).
5. « Fiel ds of dreams», de Phil Alden Robinson, avec Kevin Costner.

Et aussi :
• «Stars war» (Twenty Century Fox).
• «Turner and Hooch» (Touchstone).
• « Pink Cadillac» (Warner).
• « Batman» (Warner).
• « Leather weapon » (Warner).

Roman porno

Sous un titre discutable (pas de scènes X ici !), voici une sélection de ces films à coloration érotique, connus à partir des années 60 sous le sobriquet d’« éroductions». De « Marché sexuel des filles» à «La maison des perversités », que de titres alléchants ! Hors quelques photos mémorables dans Midi minuit fantastique, nous ne connaissions rien de ces flamboyants polars ou mélos dont voici enfin cinq spécimens en Cinémascope monumental et musique tonitruante. Le thème général pourrait être : prostitution et faits divers dans le Japon de l’après-guerre. Par exemple, «La véritable histoire d’Abe Sada » (1974) est une autre version, et plutôt meilleure, du crime d’amour qui a inspiré «L’empire des sens» à Oshima. «Rue de la joie» (1974) se situe dans un bordel où, pour le nouvel an, l’une des filles se propose de battre le record du nombre de clients. Quant au mythique «Barrière de chair» (1964), histoire d’un groupe de prostituées en squatt qui vivent selon des règles sévères, c’est le fin du fin de l’Eros nippon : on n’y voit pas l’ombre d’un poil, mais on y fouette jusqu’au sang, avec une jouissance sadique.

Attache-moi !

Attache-moiRicki son de l’institut psychiatrique. Il a vingt-trois ans, cinquante mille pesetas en poche et une idée fixe qui l’obsède : rencontrer Marina, une jeune actrice très demandée dans les films pornos ou d’épouvante. Celle-ci ne veut pas de lui ? Qu’a cela ne tienne.

Ricki s’introduit subrepticement chez elle et la séquestre sans vraiment lui demander son avis. Paniquée par la tournure que prennent les événements, Marina cherche à échapper aux griffes de son ‘ravisseur» avant de se plier, bon gré mal gré, à ses arguments. Moins grand public que «Femmes au bord de la crise de nerfs», le nouvel Almodovar se rapproche davantage de la veine caustique déjà explorée dans « Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela » et «La loi du désir». Le flamboyant réalisateur ibérique suit à la trace ses deux héros et fait rimer, à ce propos, protagonistes et antagonistes. En apparence, tout sépare Ricki et Marina. En réalité, ces deux paumés (lui vit en marge de la société, elle se shoote à ses heures perdues) étaient faits pour se connaître et se sauver mutuellement. Dans ce film comme dans les précédents , Almodovar démontre son génie du casting. Ses héros sont incarnés par Antonio Banderas (un habitué de la bande à Pedro) et, surtout, Victoria Abri!, nouvelle venue dans le clan, prête et habilitée à relever tous les défis que lui pose le metteur en scène, même les plus culottés. Fidèle à son habitude, ce dernier apporte un grand soin tant au fond qu’a la forme de son récit, d’où d’habiles rebondissements et une photo bien léchée. Encore un film qui ravira les aficionados (et tous ceux qui n’attendent qu’un signal pour le devenir).

Passez enfin au numérique

video hi8Depuis quelque temps, nous nous sommes introduits dans un monde où l’électronique et le numérique tiennent une place très importante. Certains appareils ont fait surface et d’autres ont complètement disparu. C’est le cas du vieux magnétoscope, un célèbre appareil en voie de disparition, qui a cédé sa place à des lecteurs DVD de salon ou bien à des postes informatiques plus révolutionnaires. Afin de pouvoir être à jour avec toute cette évolution, et aussi de ne pas perdre certains biens enregistrés dans nos vieilles cassettes à bande magnétique, il faut procéder à la numérisation de la cassette HI8.

cassette sous blisterAvec toute cette évolution, les cassettes vidéo ne sont plus comme ils étaient et sont même considérées comme des supports à problème. D’abord, la bande magnétique que renferme la cassette se détériore avec le temps, la poussière et risquent de faire perdre tout son contenu. N’importe quelle mauvaise manipulation de la cassette peut conduire à sa destruction. Trouver un magnétoscope, pour procéder à sa lecture, devient actuellement une vraie source de problème, car ils sont vraiment introuvables. Et malgré tout cela, ces cassettes vidéo renferment encore des vidéos de souvenir qui nous tiennent vraiment à cœur.
Il existe des solutions simples afin de pouvoir faire un transfert des cassettes vidéo en une version numérique. Il faut tout simplement se procurer le logiciel de conversion, de le connecter et de transférer la vidéo en entier dans un poste informatique. Une fois enregistrée, la vidéo fera l’objet d’une petite amélioration ainsi que quelques personnalisations. Après, il ne suffit que de faire la gravure sur un support encore plus fiable, dans le DVD, ou bien une clé USB ou dans un disque dur externe.

camera vidéoAprès la numérisation de la cassette vidéo, il sera facile pour nous de pouvoir garder et sécuriser nos vidéo dans un support numérique à zéro risque. Nos vieux films, nos vidéos souvenir seront possibles à être visionner sur notre poste de télévision en n’importe quel format, sur notre ordinateur portable, notre iPod ou dans n’importe quel lecteur numérique sans être obligé de brancher la magnétoscope.

Bref, transférer nos vidéos analogiques en version numérique et les stockées sur des supports encore plus fiables est vraiment conseillé afin de pouvoir gagner sur leur durée de vie, de sa qualité ainsi que de pouvoir le visionner en toute facilité. Ce sera aussi possible de partager ou bien de faire des copies de la vidéo sans aucune complication et aucune modification.